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18-25 septembre 2021, Mortagne-au-Perche, exposition : AGGLOMÉRATIONS GALLO-ROMAINES ET MÉROVINGIENNES DANS LE PERCHE

18-25 septembre 2021, Mortagne-au-Perche

AGGLOMÉRATIONS GALLO-ROMAINES
ET MÉROVINGIENNES
DANS LE PERCHE

Une exposition de Fabrice MORAND

Originaire de Mortagne-au-Perche, passionné d’archéologie, administrateur des Amis du Perche de l’Orne, Fabrice MORAND collabore aux travaux du Service Régional de l’Archéologie (dépendant de la DRAC à Caen) comme bénévole depuis plus de 20 ans.

Les trois agglomérations secondaires gallo-romaines du Perche Ornais.

Les opérations successives de surveillance de travaux, les sondages archéologiques et les prospections au sol et aériennes ont permis d’esquisser l’organisation des sites gallo-romain d’Origny-le-Roux, de Tourouvre et de Saint Ouen-de-la-Cour, qui s’apparentent à des relais routiers.

Les relais routiers (mansiones) sont des infrastructures plus ou moins importantes de services qui participent à l’équipement du réseau routier dans l’Empire romain. Ils s’organisent selon une chaîne d’établissements logistiques régulièrement échelonnés pour répondre aux besoins des voyageurs et de leurs attelages qui trouvent à leur disposition le gîte avec le couvert, des bains et éventuellement des infrastructures de loisirs (théâtre) et des temples pour les pratiques cultuelles.

L’activité commerciale caractérise également les stations routières, lieux d’écoulement des productions agricoles et artisanales locales et régionales.

L’activité artisanale est également représentée par de nombreuses scories issues du nettoyage ou de la destruction de structures de réduction du minerai de fer.

Flyer Agglo Gallo_Romaines et Mérovingiens dans le Perche

Les Mérovingiens autour de Mortagne

Une évaluation a été conduite en 2007 à Sainte Céronne, qui a permis de dater une occupation mérovingienne dans une fourchette chronologique allant du VIe  siècle au début du VIIIe  siècle, soit une occupation sur toute la période mérovingienne, tant au plan funéraire que de l’habitat, puisque des maisons et leurs annexes ont été découvertes.

 

L’exposition présente des panneaux didactiques qui détaillent les résultats de ces campagnes de fouille, agrémentés de dessins et photos des objets découverts ainsi que de plans et photos aériennes. Grâce au concours de la Municipalité de Mortagne qui a bien voulu prêter quelques objets conservés au Musée Percheron, ainsi qu’aux prêts des communes de Tourouvre et de Sainte Céronne, quatre vitrines présenteront des objets issus des fouilles, à côté d’autres objets antiques ou répliques modernes grandeur nature qui enchanteront le visiteur !

 L’exposition est destinée à tous publics, mais les scolaires apprécieront particulièrement les visites guidées de l’exposition par Fabrice Morand, inventeur de ces trouvailles.

Protocole sanitaire :

  • Port du masque obligatoire
  • Respect des gestes barrières
  • Pass sanitaire requis.

Pratique :

  • Entrée libre et gratuite
  • du samedi 18 au samedi 25 septembre 2021, 14h30-18h00.
  • Salle Fernand Vallée, 1 rue Henri Chartier, 61400 Mortagne-au-Perche

Page créée le 8 septembre 2021.

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Dimanche 1er août 2021, 15h30, Loisé : Conférence de Claude Boitard, “Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche”

Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Conférence de Claude Boitard

Dimanche 1er août 2021, 15h30, église Saint-Germain de Loisé (Mortagne-au-Perche)

En cette année commémorative de la mort de Marguerite de Lorraine (1463-1521), il nous a semblé intéressant de consacrer une conférence à la question des traces architecturales visibles et disparues léguées par cette princesse à la province du Perche”.

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, effectuées grâce au dépouillement d’archives jusqu’alors inexploitées, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des  constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces peuvent lui être attribuées, ce que l’on découvre aujourd’hui à l’occasion de recherches approfondies. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?

Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, dimanche 1er août à 15h30, dans l’église saint-Germain de Loisé (proche de Mortagne-au-Perche), grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

Cette conférence est identique à celle donnée le samedi 19 juin à la chapelle Saint-François. Elle est réitérée, car le nombre de places était limité.

Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)
Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)

Une journée dédiée à Marguerite de Lorraine

Voici 500 ans, Marguerite de Lorraine faisait son tour d’adieu sur ses terres et Etats du duché d’Alençon et du comté du Perche. Malade, elle passa une dernière fois à Mortagne, son lieu de villégiature préféré, avant de s’éteindre au couvent des Clarisses à Argentan, le 19 novembre 1521.

Le dimanche 1er août, la ville de Mortagne, la paroisse Sainte-Céronne-au-Perche, le comité des fêtes de Loisé, Mortagne-au-Perche Patrimoine et les Amis du Perche de l’Orne se sont associés. Après avoir consacré une journée à l’historien et archéologue Michel Fleury (en août 2012) et au chanoine Jean Aubry (en août 2016), ils ont honoré cette année la petite-fille du « Bon roi René ».

Le matin, dans une église Saint-Germain comble pour la fête patronale de Loisé, le père Claude Boitard débutait son office en rendant hommage à Marguerite de Lorraine : l’épouse du duc René d’Alençon, la responsable politique qui a assaini la dette du duché (l’équivalent de 10 années budgétaires), la mère dévouée au profit de ses enfants dont son fils Charles IV d’Alençon (beau-frère du roi François 1er) et enfin la femme pieuse, qui créa de nombreuses maisons religieuses. Toutes les qualités de Marguerite de Lorraine ont été reconnues par l’Eglise, en la déclarant ‘‘Bienheureuse’’ le 15 mars 1921.

Mortagne au début de la Renaissance

L’après-midi, devant 60 personnes, Claude Boitard et Vincent Lebel ont rappelé « le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche » ; en « établissant des vérités, en corrigeant des faits maintes fois répétés depuis plusieurs générations, en s’appuyant sur les recherches effectuées par des historiens dans les archives notariés », indique le 1er intervenant. De son côté, Vincent Lebel s’est attaché « à observer les pierres, pour essayer d’émettre des hypothèses. »

Vincent Lebel et Claude Boitard, des conférenciers passionnants et passionnés
Vincent Lebel et Claude Boitard, des conférenciers passionnants et passionnés

Ainsi, 45 ans après la fin de la Guerre de Cent ans, « lorsqu’elle devient duchesse douairière, c’est-à-dire gestionnaire du duché d’Alençon et du comté du Perche jusqu’à la majorité de son fils Charles IV, Marguerite de Lorraine modifie l’espace situé au sein de l’enceinte du fort de Toussaint. » De nouvelles maisons sont érigées. La maison médiévale des comtes du Perche est démantelée, au profit de nouvelles demeures.

La chapelle seigneuriale Notre-Dame est reconstruite, devenant une véritable église, de style gothique flamboyant, empiétant sur une partie de l’enceinte située entre la porte Saint-Denis et le beffroi de l’église. Son chevet plat intègre un vitrail à la gloire de la duchesse, « probablement réalisé de son vivant ». Au XIXe siècle, ce vitrail fut acquis par Patu de Saint-Vincent et placé dans l’église Saint-Barthélémy du Pin-la-Garenne, dont subsiste un portrait de Marguerite de Lorraine.

Les lieux de résidence établis dans le Perche

Aussi, plusieurs résidences de Marguerite de Lorraine ont été établies, avec démonstration. Ainsi, « alors que la tradition populaire mentionnait sa maison à proximité du futur couvent Saint-François [NDRL : actuellement rue Marguerite de Lorraine], nous savons dorénavant qu’elle résidait la partie gauche de l’Hôtel de Puisaye », raconte Claude Boitard. En échange, « ce que l’on pensait être sa maison n’était que le petit hôpital qu’elle acheta ». Il se trouvait à proximité du couvent Saint-François, où se retirèrent les religieuses de Sainte-Elisabeth de Hongrie.

A Mauves-sur-Huisne, lieu de villégiature estivale pour protéger ses enfants de la malaria (air malsain et pestilentielle des cours d’eau d’Alençon), « elle fait construire sa maison, qu’elle donna à son médecin Jean Goëvrot, futur médecin de François 1er. »

 

Ainsi, cette conférence a permis de découvrir un passé insoupçonné de Mortagne, l’implication de Marguerite de Lorraine pour transformer la ville à l’aube d’une nouvelle ère politique (l’époque moderne) et artistique (la Renaissance). Cette conférence sera publiée – à la fin de l’année – dans un numéro des Cahiers Percherons.

Pour aller plus loin :

Logo 500 ans de la mort de Marguerite de Lorraine

Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Site internet du Diocèse de Séez consacré à Marguerite de Lorraine : cliquez ici.

Page créée le 25 juillet 2021, mise à jour le 13 août.

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Le legs architectural de Marguerite de Lorraine
dans le Perche

Conférence de Claude Boitard

Samedi 19 juin 2021, 18h00,
chapelle de l'hôpital de Mortagne-au-Perche

En cette année commémorative de la mort de Marguerite de Lorraine (1463-1521), il nous a semblé intéressant de consacrer une conférence à la question des traces architecturales visibles et disparues léguées par cette princesse à la province du Perche”.

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, effectuées grâce au dépouillement d’archives jusqu’alors inexploitées, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des  constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces peuvent lui être attribuées, ce que l’on découvre aujourd’hui à l’occasion de recherches approfondies. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?

Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)
Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)

Respect du protocole sanitaire :

  • port du masque obligatoire
  • Respect des gestes barrières
  • gel hydroalcoolique à l’entrée.
  • Dans la limite des places disponibles.

Pratique :

  • Chapelle Saint-François, via le cloitre, au sein de l’hôpital Marguerite de Lorraine.
  • 9 rue de Longny-au-Perche, 61400 Mortagne-au-Perche
  • Entrée libre et gratuite.

Les publications des Amis du Perche :

# Sur Marguerite de Lorraine

# de Claude BOITARD

# de Vincent LEBEL :

Page créée le samedi 5 juin 2021, mise à jour le 5 juin.

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Journées européennes du patrimoine (18-26 septembre 2020) : Découvertes archéologiques à Mortagne-au-Perche

Journées européennes du Patrimoine (18-26 septembre 2020) : Découvertes archéologiques à Mortagne-au-Perche

FABRICE MORAND, en liaison avec le Service Régional de l’Archéologie de Normandie, avec la participation des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche Patrimoine, propose une exposition sur les différentes campagnes de fouilles et recherches menées sur le site de la villa romaine de la Simonière, à Villiers-sous-Mortagne…

Fabrice Morand, originaire de Mortagne passionné d’archéologie, administrateur des Amis du Perche de l’Orne depuis 2008, collabore aux travaux du Service Régional de l’Archéologie (dépendant de la DRAC à Caen) comme bénévole depuis plus de 10 ans.

Il a réalisé diverses études documentées (prospections thématiques), et nous propose du 18 au 26 Novembre une exposition qui présente les résultats des diverses campagnes de fouille et prospections menées à la villa Romaine de la Simonière à Villiers-sous-Mortagne, depuis la découverte « scientifique » en 1880 jusqu’à la campagne de prospection aérienne qu’il a conduite personnellement en 2004.

L’exposition présente 4 panneaux qui détaillent les résultats de ces campagnes de fouille, agrémentés de dessins et photos des objets découverts ainsi que des plans ou des reconstitutions de la villa. Grâce au concours de la Municipalité qui a bien voulu prêter quelques objets conservés au Musée percheron, quatre vitrines présenteront des objets issus de la fouille, à côté d’autres objets antiques en rapport avec le thème de l’exposition prêtés par des collectionneurs privés.

L’aspect didactique est pris en compte dans cette exposition, plusieurs panneaux explicatifs confectionnés par le Service Régional de l’Archéologie étant disposés pour éclairer le visiteur sur les enjeux de l‘Archéologie. L’exposition est destinée à tous publics, mais les scolaires apprécieront particulièrement les ateliers « Méthodes de fouille et découvertes », qui seront animés sur place par Fabrice Morand à l’aide d’une mise en scène de circonstance…

Affiche-découvertes-archéologiques-mortagne-au-perche

Plus d'un siècle de recherches archéologiques sur la villa de la Simonière

Cahiers Percherons, n°210, 2e trim. 2017, 8€ (hors frais de port)

À la lumière des informations recueillies depuis la fin du XIXe siècle, que sait-on aujourd’hui de la villa de la Simonière?

Cet établissement aristocratique rural a été créé au milieu du Ier siècle de notre ère et a fonctionné de manière ininterrompue jusque dans le troisième quart du IIIe siècle, l’élément datant le plus récent étant une monnaie de Tetricus (270-273). Comme nombre d’occupations rurales gallo-romaines, la villa a sans doute été détruite lors des troubles de 275-285 qui entraînèrent une crise économique majeure, le Perche ornais ayant souffert particulièrement de ces événements de la fin du Haut-Empire.

Les restes retrouvés sur place et les reconstitutions menées par des scientifiques permettent d’imaginer le niveau élevé d’organisation et de confort atteint par les habitants de cette demeure antique Percheronne.

Cependant, l’organisation de la villa de Villiers-sous-Mortagne reste mal connue et la présence de deux thermes pose problème car ce cas de figure est inhabituel…De plus,le manque de données disponibles concernant les bâtiments d’exploitation et l’organisation du domaine agricole (fundus) et de son parcellaire associé ne permet pas de reconstituer un plan précis de la villa de la Simonière et de son environnement immédiat.

Pratique :

DU 18 AU 26 SEPTEMBRE2020,

SALLE FERNAND VALLEE, 1 RUE HENRI CHARTIER  61400 MORTAGNE-AU-PERCHE

Horaires d’ouverture de la salle : tous les jours, 14h30-17h30

Horaires des ateliers : seront précisés plus tard sur place.

 

Exposition réalisée avec la participation des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche Patrimoine.

Remerciements à la ville de Mortagne pour le prêt de la salle et du matériel d’exposition.

Les articles de Fabrice Morand, sur Mortagne et ses environs :

Les autres articles de Fabrice MORAND, publiés par les Amis du Perche :

Page créée le 6 septembre 2020.