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Cahiers percherons n°229 (Marguerite de Lorraine), éditorial d’Elisabeth Gautier-Desvaux

Cahiers percherons n°229
éditorial d'Elisabeth Gautier-Desvaux

Les Cahiers Percherons voient l’avenir en grand et inaugurent l’année 2022 avec un format adapté aux exigences du confort de lecture et à la place documentaire des illustrations, vecteur à part entière du témoignage historique, au même titre que l’écrit. Il s’agit aussi, pour l’équipe éditoriale des Amis du Perche, d’en harmoniser la forme avec celle des publications locales “soeurs”. Nos amis bibliophiles – et plus largement tous nos lecteurs  fidèles -, ne nous en voudront pas, nous l’espérons, de trancher ainsi de quelques centimètres avec la continuité matérielle de leurs collections.

Dans ce numéro trimestriel, la figure de Marguerite de Lorraine tient une place éminente, non que l’évocation de cette comtesse du Perche dont la vie s’inscrit entre le Moyen Age et la Renaissance ait été jusqu’alors absente de nos pages. Nous en pouvions en effet ignorer les multiples initiatives engagées en 2021 à l’occasion du 5e centenaire de sa mort. Expositions, conférences, concerts se sont en effet enchainés sur l’initiative d’un comité au sein duquel se trouvait représentée la Fédération des Amis du Perche, sans que la trace ne puisse forcément en être consignée. Six articles de taille variable relaient donc, en les approfondissant, les recherches conduites dans le cadre de cette célébration, sous la plume de Marie-José Michel, Thierry Hénault-Morel, Claude Boitard, Vincent Lebel, Philippe Siguret et de l’auteur de cet éditorial.

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La diversité de nos centres d’intérêt dont rend compte le sommaire de cette publication justifie toutefois que soient accueillies des contributions représentatives de disciplines et de périodes ouvertes : c’est le cas de l’étude archéologique de Fabrice Morand menée avec le concours de Guy Leclerc et du témoignage ethnologique de notre président, Alain Morin.

Ainsi s’agrège et se façonne, au fil de nos pages, la mémoire de notre territoire percheron, tandis que la vitalité de notre association, traduite par l’accroissement du nombre de ses membres, s’exprime à l’occasion de rencontres statutaires, culturelles et conviviales. 

Pour aller plus loin...

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Samedi 6 novembre 2021, 15h, Mauves-sur-Huisne : conférence de Marie-José MICHEL sur “Marguerite de Lorraine, une femme chef d’Etat oubliée de l’Histoire”

Samedi 6 novembre, l’association Mauves patrimoine accueillera, en l’église Saint-Pierre, Marie-José Michel pour sa conférence « Marguerite de Lorraine, une femme chef d’État oubliée de l’Histoire ». Marguerite de Lorraine fut sans aucun doute une femme de gouvernement. Elle a profité dans sa jeunesse du modèle de son grand-père, René d’Anjou, dit le bon roi René. À la mort de son mari, en 1492, Marguerite se retrouve seule avec trois enfants et un duché ruiné. Elle n’a d’autre choix que d’imposer une politique de rigueur budgétaire pour éviter la faillite. Elle se révèle une administratrice pugnace et courageuse, remettant des privilèges en question. Malgré toutes les difficultés (une centaine de procès), elle rétablira les finances du duché grâce à sa clairvoyance politique et à son souci d’économie. Marguerite s’inscrit dans la lignée des grandes figures féminines des XVe-XVIe siècles, telles Anne de Bretagne, Anne de Beaujeu, Louise de Savoie.

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Page créée le 17 juillet 2022.

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Dimanche 1er août 2021, 15h30, Loisé : Conférence de Claude Boitard, “Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche”

Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Conférence de Claude Boitard

Dimanche 1er août 2021, 15h30, église Saint-Germain de Loisé (Mortagne-au-Perche)

En cette année commémorative de la mort de Marguerite de Lorraine (1463-1521), il nous a semblé intéressant de consacrer une conférence à la question des traces architecturales visibles et disparues léguées par cette princesse à la province du Perche”.

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, effectuées grâce au dépouillement d’archives jusqu’alors inexploitées, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des  constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces peuvent lui être attribuées, ce que l’on découvre aujourd’hui à l’occasion de recherches approfondies. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?

Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, dimanche 1er août à 15h30, dans l’église saint-Germain de Loisé (proche de Mortagne-au-Perche), grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

Cette conférence est identique à celle donnée le samedi 19 juin à la chapelle Saint-François. Elle est réitérée, car le nombre de places était limité.

Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)
Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)

Une journée dédiée à Marguerite de Lorraine

Voici 500 ans, Marguerite de Lorraine faisait son tour d’adieu sur ses terres et Etats du duché d’Alençon et du comté du Perche. Malade, elle passa une dernière fois à Mortagne, son lieu de villégiature préféré, avant de s’éteindre au couvent des Clarisses à Argentan, le 19 novembre 1521.

Le dimanche 1er août, la ville de Mortagne, la paroisse Sainte-Céronne-au-Perche, le comité des fêtes de Loisé, Mortagne-au-Perche Patrimoine et les Amis du Perche de l’Orne se sont associés. Après avoir consacré une journée à l’historien et archéologue Michel Fleury (en août 2012) et au chanoine Jean Aubry (en août 2016), ils ont honoré cette année la petite-fille du « Bon roi René ».

Le matin, dans une église Saint-Germain comble pour la fête patronale de Loisé, le père Claude Boitard débutait son office en rendant hommage à Marguerite de Lorraine : l’épouse du duc René d’Alençon, la responsable politique qui a assaini la dette du duché (l’équivalent de 10 années budgétaires), la mère dévouée au profit de ses enfants dont son fils Charles IV d’Alençon (beau-frère du roi François 1er) et enfin la femme pieuse, qui créa de nombreuses maisons religieuses. Toutes les qualités de Marguerite de Lorraine ont été reconnues par l’Eglise, en la déclarant ‘‘Bienheureuse’’ le 15 mars 1921.

Mortagne au début de la Renaissance

L’après-midi, devant 60 personnes, Claude Boitard et Vincent Lebel ont rappelé « le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche » ; en « établissant des vérités, en corrigeant des faits maintes fois répétés depuis plusieurs générations, en s’appuyant sur les recherches effectuées par des historiens dans les archives notariés », indique le 1er intervenant. De son côté, Vincent Lebel s’est attaché « à observer les pierres, pour essayer d’émettre des hypothèses. »

Vincent Lebel et Claude Boitard, des conférenciers passionnants et passionnés
Vincent Lebel et Claude Boitard, des conférenciers passionnants et passionnés

Ainsi, 45 ans après la fin de la Guerre de Cent ans, « lorsqu’elle devient duchesse douairière, c’est-à-dire gestionnaire du duché d’Alençon et du comté du Perche jusqu’à la majorité de son fils Charles IV, Marguerite de Lorraine modifie l’espace situé au sein de l’enceinte du fort de Toussaint. » De nouvelles maisons sont érigées. La maison médiévale des comtes du Perche est démantelée, au profit de nouvelles demeures.

La chapelle seigneuriale Notre-Dame est reconstruite, devenant une véritable église, de style gothique flamboyant, empiétant sur une partie de l’enceinte située entre la porte Saint-Denis et le beffroi de l’église. Son chevet plat intègre un vitrail à la gloire de la duchesse, « probablement réalisé de son vivant ». Au XIXe siècle, ce vitrail fut acquis par Patu de Saint-Vincent et placé dans l’église Saint-Barthélémy du Pin-la-Garenne, dont subsiste un portrait de Marguerite de Lorraine.

Les lieux de résidence établis dans le Perche

Aussi, plusieurs résidences de Marguerite de Lorraine ont été établies, avec démonstration. Ainsi, « alors que la tradition populaire mentionnait sa maison à proximité du futur couvent Saint-François [NDRL : actuellement rue Marguerite de Lorraine], nous savons dorénavant qu’elle résidait la partie gauche de l’Hôtel de Puisaye », raconte Claude Boitard. En échange, « ce que l’on pensait être sa maison n’était que le petit hôpital qu’elle acheta ». Il se trouvait à proximité du couvent Saint-François, où se retirèrent les religieuses de Sainte-Elisabeth de Hongrie.

A Mauves-sur-Huisne, lieu de villégiature estivale pour protéger ses enfants de la malaria (air malsain et pestilentielle des cours d’eau d’Alençon), « elle fait construire sa maison, qu’elle donna à son médecin Jean Goëvrot, futur médecin de François 1er. »

 

Ainsi, cette conférence a permis de découvrir un passé insoupçonné de Mortagne, l’implication de Marguerite de Lorraine pour transformer la ville à l’aube d’une nouvelle ère politique (l’époque moderne) et artistique (la Renaissance). Cette conférence sera publiée – à la fin de l’année – dans un numéro des Cahiers Percherons.

Pour aller plus loin :

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Site internet du Diocèse de Séez consacré à Marguerite de Lorraine : cliquez ici.

Page créée le 25 juillet 2021, mise à jour le 13 août.

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Le legs architectural de Marguerite de Lorraine
dans le Perche

Conférence de Claude Boitard

Samedi 19 juin 2021, 18h00,
chapelle de l'hôpital de Mortagne-au-Perche

En cette année commémorative de la mort de Marguerite de Lorraine (1463-1521), il nous a semblé intéressant de consacrer une conférence à la question des traces architecturales visibles et disparues léguées par cette princesse à la province du Perche”.

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, effectuées grâce au dépouillement d’archives jusqu’alors inexploitées, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des  constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces peuvent lui être attribuées, ce que l’on découvre aujourd’hui à l’occasion de recherches approfondies. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?

Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)
Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)

Respect du protocole sanitaire :

  • port du masque obligatoire
  • Respect des gestes barrières
  • gel hydroalcoolique à l’entrée.
  • Dans la limite des places disponibles.

Pratique :

  • Chapelle Saint-François, via le cloitre, au sein de l’hôpital Marguerite de Lorraine.
  • 9 rue de Longny-au-Perche, 61400 Mortagne-au-Perche
  • Entrée libre et gratuite.

Les publications des Amis du Perche :

# Sur Marguerite de Lorraine

# de Claude BOITARD

# de Vincent LEBEL :

Page créée le samedi 5 juin 2021, mise à jour le 5 juin.