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Cahiers percherons n°229 (Marguerite de Lorraine), éditorial d’Elisabeth Gautier-Desvaux

Cahiers percherons n°229
éditorial d'Elisabeth Gautier-Desvaux

Les Cahiers Percherons voient l’avenir en grand et inaugurent l’année 2022 avec un format adapté aux exigences du confort de lecture et à la place documentaire des illustrations, vecteur à part entière du témoignage historique, au même titre que l’écrit. Il s’agit aussi, pour l’équipe éditoriale des Amis du Perche, d’en harmoniser la forme avec celle des publications locales “soeurs”. Nos amis bibliophiles – et plus largement tous nos lecteurs  fidèles -, ne nous en voudront pas, nous l’espérons, de trancher ainsi de quelques centimètres avec la continuité matérielle de leurs collections.

Dans ce numéro trimestriel, la figure de Marguerite de Lorraine tient une place éminente, non que l’évocation de cette comtesse du Perche dont la vie s’inscrit entre le Moyen Age et la Renaissance ait été jusqu’alors absente de nos pages. Nous en pouvions en effet ignorer les multiples initiatives engagées en 2021 à l’occasion du 5e centenaire de sa mort. Expositions, conférences, concerts se sont en effet enchainés sur l’initiative d’un comité au sein duquel se trouvait représentée la Fédération des Amis du Perche, sans que la trace ne puisse forcément en être consignée. Six articles de taille variable relaient donc, en les approfondissant, les recherches conduites dans le cadre de cette célébration, sous la plume de Marie-José Michel, Thierry Hénault-Morel, Claude Boitard, Vincent Lebel, Philippe Siguret et de l’auteur de cet éditorial.

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La diversité de nos centres d’intérêt dont rend compte le sommaire de cette publication justifie toutefois que soient accueillies des contributions représentatives de disciplines et de périodes ouvertes : c’est le cas de l’étude archéologique de Fabrice Morand menée avec le concours de Guy Leclerc et du témoignage ethnologique de notre président, Alain Morin.

Ainsi s’agrège et se façonne, au fil de nos pages, la mémoire de notre territoire percheron, tandis que la vitalité de notre association, traduite par l’accroissement du nombre de ses membres, s’exprime à l’occasion de rencontres statutaires, culturelles et conviviales. 

Pour aller plus loin...

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Samedi 6 novembre 2021, 15h, Mauves-sur-Huisne : conférence de Marie-José MICHEL sur “Marguerite de Lorraine, une femme chef d’Etat oubliée de l’Histoire”

Samedi 6 novembre, l’association Mauves patrimoine accueillera, en l’église Saint-Pierre, Marie-José Michel pour sa conférence « Marguerite de Lorraine, une femme chef d’État oubliée de l’Histoire ». Marguerite de Lorraine fut sans aucun doute une femme de gouvernement. Elle a profité dans sa jeunesse du modèle de son grand-père, René d’Anjou, dit le bon roi René. À la mort de son mari, en 1492, Marguerite se retrouve seule avec trois enfants et un duché ruiné. Elle n’a d’autre choix que d’imposer une politique de rigueur budgétaire pour éviter la faillite. Elle se révèle une administratrice pugnace et courageuse, remettant des privilèges en question. Malgré toutes les difficultés (une centaine de procès), elle rétablira les finances du duché grâce à sa clairvoyance politique et à son souci d’économie. Marguerite s’inscrit dans la lignée des grandes figures féminines des XVe-XVIe siècles, telles Anne de Bretagne, Anne de Beaujeu, Louise de Savoie.

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Page créée le 17 juillet 2022.

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Samedi 6 novembre 2021, 15h, Mauves-sur-Huisne : conférence de Marie-José MICHEL sur “Marguerite de Lorraine, une femme chef d’Etat oubliée de l’Histoire”

"Marguerite de Lorraine,
une femme chef d'Etat oubliée de l'Histoire"

Une conférence de Marie-José MICHEL
professeur émérite de l'Université Paris XIII

Eglise Saint-Pierre de Mauves-sur-Huisne,
Samedi 6 novembre 2021, 15h.

Samedi 6 novembre, l’association Mauves patrimoine accueillera, en l’église Saint-Pierre, Marie-José Michel pour sa conférence « Marguerite de Lorraine, une femme chef d’État oubliée de l’Histoire ». Marguerite de Lorraine fut sans aucun doute une femme de gouvernement. Elle a profité dans sa jeunesse du modèle de son grand-père, René d’Anjou, dit le bon roi René. À la mort de son mari, en 1492, Marguerite se retrouve seule avec trois enfants et un duché ruiné. Elle n’a d’autre choix que d’imposer une politique de rigueur budgétaire pour éviter la faillite. Elle se révèle une administratrice pugnace et courageuse, remettant des privilèges en question. Malgré toutes les difficultés (une centaine de procès), elle rétablira les finances du duché grâce à sa clairvoyance politique et à son souci d’économie. Marguerite s’inscrit dans la lignée des grandes figures féminines des XVe-XVIe siècles, telles Anne de Bretagne, Anne de Beaujeu, Louise de Savoie.

Marie-José MICHEL est historienne, docteure en histoire moderne,  professeure émérite des universités Paris-Sorbonne-Nord (ancienne vice-présidente de l’université Paris-XIII) et présidente des ATP du Perche (association gérant l’Ecomusée du Perche).

Les échos de la presse

“Une conférence sur Marguerite de Lorraine”, publié le 29 octobre 2021, sur Ouest-France.fr. Cliquez ici.

Le reliquaire contenant une relique de Marguerite de Lorraine

Pour aller plus loin...

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Page créée le 1er novembre 2021, mise à jour le 6 novembre.

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Année Marguerite de Lorraine, 9 & 10 octobre 2021 : deux concerts dans le Perche

Année Marguerite de Lorraine,
9 & 10 octobre 2021 :
Deux concerts dans le Perche

Dans le cadre de l’anniversaire du 500e anniversaire de la mort de Marguerite de Lorraine, duchesse douairière d’Alençon et comtesse du Perche, l’Association de sauvegarde du Patrimoine de Mauves, le Musée des ATP du Perche ainsi que l’Association diocésaine de Sées organisent des spectacles tous publics, dans des lieux patrimoniaux remarquables.

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2021-10-09, spectacle du Magridal au prieuré de Ste Gauburge
2021-10-10, Concert des Chantres du Houlme, Mauves-sur-Huisne

Les travaux des Amis du Perche

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Dimanche 1er août 2021, 15h30, Loisé : Conférence de Claude Boitard, “Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche”

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ? Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, dans l’église Saint-Germain de Loisé, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche Patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Page créée le 3 octobre 2021.

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Le Perche au Moyen-Age Manifestations

Dimanche 1er août 2021, 15h30, Loisé : Conférence de Claude Boitard, “Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche”

Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Conférence de Claude Boitard

Dimanche 1er août 2021, 15h30, église Saint-Germain de Loisé (Mortagne-au-Perche)

En cette année commémorative de la mort de Marguerite de Lorraine (1463-1521), il nous a semblé intéressant de consacrer une conférence à la question des traces architecturales visibles et disparues léguées par cette princesse à la province du Perche”.

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, effectuées grâce au dépouillement d’archives jusqu’alors inexploitées, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des  constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces peuvent lui être attribuées, ce que l’on découvre aujourd’hui à l’occasion de recherches approfondies. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?

Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, dimanche 1er août à 15h30, dans l’église saint-Germain de Loisé (proche de Mortagne-au-Perche), grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

Cette conférence est identique à celle donnée le samedi 19 juin à la chapelle Saint-François. Elle est réitérée, car le nombre de places était limité.

Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)
Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)

Une journée dédiée à Marguerite de Lorraine

Voici 500 ans, Marguerite de Lorraine faisait son tour d’adieu sur ses terres et Etats du duché d’Alençon et du comté du Perche. Malade, elle passa une dernière fois à Mortagne, son lieu de villégiature préféré, avant de s’éteindre au couvent des Clarisses à Argentan, le 19 novembre 1521.

Le dimanche 1er août, la ville de Mortagne, la paroisse Sainte-Céronne-au-Perche, le comité des fêtes de Loisé, Mortagne-au-Perche Patrimoine et les Amis du Perche de l’Orne se sont associés. Après avoir consacré une journée à l’historien et archéologue Michel Fleury (en août 2012) et au chanoine Jean Aubry (en août 2016), ils ont honoré cette année la petite-fille du « Bon roi René ».

Le matin, dans une église Saint-Germain comble pour la fête patronale de Loisé, le père Claude Boitard débutait son office en rendant hommage à Marguerite de Lorraine : l’épouse du duc René d’Alençon, la responsable politique qui a assaini la dette du duché (l’équivalent de 10 années budgétaires), la mère dévouée au profit de ses enfants dont son fils Charles IV d’Alençon (beau-frère du roi François 1er) et enfin la femme pieuse, qui créa de nombreuses maisons religieuses. Toutes les qualités de Marguerite de Lorraine ont été reconnues par l’Eglise, en la déclarant ‘‘Bienheureuse’’ le 15 mars 1921.

Mortagne au début de la Renaissance

L’après-midi, devant 60 personnes, Claude Boitard et Vincent Lebel ont rappelé « le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche » ; en « établissant des vérités, en corrigeant des faits maintes fois répétés depuis plusieurs générations, en s’appuyant sur les recherches effectuées par des historiens dans les archives notariés », indique le 1er intervenant. De son côté, Vincent Lebel s’est attaché « à observer les pierres, pour essayer d’émettre des hypothèses. »

Vincent Lebel et Claude Boitard, des conférenciers passionnants et passionnés
Vincent Lebel et Claude Boitard, des conférenciers passionnants et passionnés

Ainsi, 45 ans après la fin de la Guerre de Cent ans, « lorsqu’elle devient duchesse douairière, c’est-à-dire gestionnaire du duché d’Alençon et du comté du Perche jusqu’à la majorité de son fils Charles IV, Marguerite de Lorraine modifie l’espace situé au sein de l’enceinte du fort de Toussaint. » De nouvelles maisons sont érigées. La maison médiévale des comtes du Perche est démantelée, au profit de nouvelles demeures.

La chapelle seigneuriale Notre-Dame est reconstruite, devenant une véritable église, de style gothique flamboyant, empiétant sur une partie de l’enceinte située entre la porte Saint-Denis et le beffroi de l’église. Son chevet plat intègre un vitrail à la gloire de la duchesse, « probablement réalisé de son vivant ». Au XIXe siècle, ce vitrail fut acquis par Patu de Saint-Vincent et placé dans l’église Saint-Barthélémy du Pin-la-Garenne, dont subsiste un portrait de Marguerite de Lorraine.

Les lieux de résidence établis dans le Perche

Aussi, plusieurs résidences de Marguerite de Lorraine ont été établies, avec démonstration. Ainsi, « alors que la tradition populaire mentionnait sa maison à proximité du futur couvent Saint-François [NDRL : actuellement rue Marguerite de Lorraine], nous savons dorénavant qu’elle résidait la partie gauche de l’Hôtel de Puisaye », raconte Claude Boitard. En échange, « ce que l’on pensait être sa maison n’était que le petit hôpital qu’elle acheta ». Il se trouvait à proximité du couvent Saint-François, où se retirèrent les religieuses de Sainte-Elisabeth de Hongrie.

A Mauves-sur-Huisne, lieu de villégiature estivale pour protéger ses enfants de la malaria (air malsain et pestilentielle des cours d’eau d’Alençon), « elle fait construire sa maison, qu’elle donna à son médecin Jean Goëvrot, futur médecin de François 1er. »

 

Ainsi, cette conférence a permis de découvrir un passé insoupçonné de Mortagne, l’implication de Marguerite de Lorraine pour transformer la ville à l’aube d’une nouvelle ère politique (l’époque moderne) et artistique (la Renaissance). Cette conférence sera publiée – à la fin de l’année – dans un numéro des Cahiers Percherons.

Pour aller plus loin :

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, grâce aux archives, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces, aujourd’hui seulement on découvre que c’est elle qui les a voulues. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?
Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

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Site internet du Diocèse de Séez consacré à Marguerite de Lorraine : cliquez ici.

Page créée le 25 juillet 2021, mise à jour le 13 août.

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Samedi 19 juin 2021, chapelle de l’hôpital de Mortagne : Le legs architectural de Marguerite de Lorraine dans le Perche

Le legs architectural de Marguerite de Lorraine
dans le Perche

Conférence de Claude Boitard

Samedi 19 juin 2021, 18h00,
chapelle de l'hôpital de Mortagne-au-Perche

En cette année commémorative de la mort de Marguerite de Lorraine (1463-1521), il nous a semblé intéressant de consacrer une conférence à la question des traces architecturales visibles et disparues léguées par cette princesse à la province du Perche”.

Les nécessités de son époque (un demi-siècle après la Guerre de Cent-Ans) expliquent, bien sûr, pourquoi Marguerite de Lorraine a été une souveraine bâtisseuse, dans le Perche comme dans le reste de ses Etats. De plus, des découvertes toutes récentes, effectuées grâce au dépouillement d’archives jusqu’alors inexploitées, font voir comment ce qu’elle a fait à Mortagne a changé durablement la figure de la ville. Des  constructions qu’on lui attribuait jusqu’ici, on apprend ainsi qu’elle n’y est pour rien. D’autres toujours bien là ou dont il reste des traces peuvent lui être attribuées, ce que l’on découvre aujourd’hui à l’occasion de recherches approfondies. Au total, si les nécessités du temps ne suffisent pas à rendre compte de l’œuvre immobilière de Marguerite, peut-on remonter jusqu’à ce qui l’y a prédisposée ?

Tel sera l’objet de la conférence donnée par Claude Boitard, samedi 19 juin à 18 heures, dans la chapelle de l’Hôpital de Mortagne, grâce au concours des associations des Amis du Perche et de Mortagne-au-Perche patrimoine. Le propos sera illustré à mesure par la projection de vues prises par Vincent Lebel.

Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)
Cloitre du couvent Saint-François, Mortagne-au-Perche (crédit : Elisabeth Gautier-Desvaux)

Respect du protocole sanitaire :

  • port du masque obligatoire
  • Respect des gestes barrières
  • gel hydroalcoolique à l’entrée.
  • Dans la limite des places disponibles.

Pratique :

  • Chapelle Saint-François, via le cloitre, au sein de l’hôpital Marguerite de Lorraine.
  • 9 rue de Longny-au-Perche, 61400 Mortagne-au-Perche
  • Entrée libre et gratuite.

Les publications des Amis du Perche :

# Sur Marguerite de Lorraine

# de Claude BOITARD

# de Vincent LEBEL :

Page créée le samedi 5 juin 2021, mise à jour le 5 juin.

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Les Amis du Perche de l’Orne font leur bilan de l’année 2020

Les Amis du Perche de l'Orne font leur bilan de l'année 2020

L’année 2020 s’achève, marquée par la COVID-19, qui a touché les commerçants et de nombreuses entreprises, mais aussi les associations. Faisons le bilan avec Jean-François Suzanne, président des Amis du Perche de l’Orne.

Forts de 432 adhérents en 2020, les Amis du Perche de l’Orne ont vu leurs activités se réduire. « Les objectifs de notre association ont été tenus : promouvoir et défendre le Perche, en poursuivant la recherche historique, en contribuant à la sauvegarde du patrimoine local ou en vulgarisant notre culture », nous rappelle J-F Suzanne. Concrètement, l’association a remis deux chèques à deux associations pour leur prix annuel : 500€ à Réveillon-Patrimoine et 300€ à Saint-Germain-des-Grois Patrimoine. Aussi, juste avant le confinement, le 29 février, « nous avons co-organisé, avec l’association Culture, Art et Patrimoine de Longny, une belle conférence d’Elisabeth Gautier-Desvaux sur ‘‘les châteaux de plaisance du Perche, un trésor oublié’’, qui fut un succès » [NDLR : 250 personnes étaient présentes à Longny]. Au moment des Journées du patrimoine, « Fabrice Morand avait présenté une belle exposition sur les ‘‘Découvertes archéologiques à Mortagne-au-Perche’’. Pendant une semaine, près de 200 personnes se sont déplacées dans la salle Fernand Vallée. »

S’y ajoutent les publications de la Fédération des Amis du Perche, sous la présidence d’Alain Morin : 3 numéros de Pays du Perche, dont le hors-série consacré aux « Saveurs du Perche », 3 bulletins des Cahiers Percherons dont un numéro thématique sur « la Guerre de 1870 dans le Perche », et la réédition d’un autocollant promouvant le Perche. Aussi, un nouveau site internet amisduperche.fr a été conçu par l’équipe je-communique.fr, sous la direction de Lydiane Le Roy (basé à la ZA Gaillons Bellevue, près de Mortagne).

Les administrateurs des Amis du Perche de l'Orne en visio-conférence
Les administrateurs des Amis du Perche de l'Orne, en visio-conférence, le 19 décembre 2020. Il manque sur la photo Michel Ganivet et Henri-Jacques Noton (crédit : André Quiblier)

Ainsi, au niveau des Amis du Perche de l’Orne, « le nombre d’adhérents reste stable, en passant de 435 adhérents (au 31 décembre 2019) à 432 adhérents un an plus tard. Mieux, 51 nouveaux adhérents nous ont rejoints. » Au passage, J-F Suzanne a « une pensée émue pour les adhérents décédés » (parfois touchés par la Covid), et par « la disparition brutale de François Thibault, un vice-président impliqué. » L’année a aussi bouleversé leur organisation : « si les administrateurs se sont revus en août en présentiel en respectant les gestes barrières requis, notre dernier conseil d’administration s’est tenu le 19 décembre en distanciel, via la visio-conférence : c’était une première ! »

Des projets

Marguerite de Lorraine, d'après le vitrail Renaissance de la Grande Verrière de l'église Saint-Barthélémy du Pin-la-Garenne (cliché : Michel Ganivet)
La guerre de 1870 dans le Perche
Le numéro double et thématique des Cahiers Percherons, une nouveauté appréciée par les lecteurs. En vente en librairies, maisons de la presse , offices de tourisme et boutiques habituelles du Perche. 200 pages, 16€ (hors frais de port)

Les Amis du Perche de l’Orne anticipent leurs activités pour 2021. « En effet, les associations locales ont un rôle à jouer dans l’animation du territoire : lorsque la situation sanitaire s’améliorera, nous organiserons des conférences et visite de bourg : l’objectif n’est pas seulement culturel, mais aussi social en permettant aux Percherons de renouer des liens de convivialité entre eux, de se retrouver. Certes, ils reçoivent des courriels mensuels de l’association, mais ceci reste insuffisant », révèle le président. Leurs activités seront en lien avec le 500e anniversaire de la mort de Marguerite de Lorraine ou dans le cadre des commémorations du 150e anniversaire de la Guerre de 1870 dans le Perche. « Actuellement, le calendrier se peaufine tranquillement », conclut Jean-François Suzanne, dans le but de promouvoir et de défendre le Perche.

Page créée le 24 janvier 2021.

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Une conférence d’automne pour redécouvrir Marguerite de Lorraine

L’historien Franck Mauger présenté par le président des Amis du Perche de l’Orne (photo : Michel Ganivet)

Samedi 23 novembre 2019, les Amis du Perche de l’Orne ont organisé leur conférence d’automne à la salle des fêtes de Mortagne, réunissant plus de 100 personnes, sur Marguerite de Lorraine. Pour cela, Jean-François Suzanne avait convié Franck Mauger, « professeur agrégé d’histoire en classe préparatoire au lycée Malherbe (Caen) et docteur en histoire médiévale, sous la direction de François Neveu, professeur émérite des universités à Caen ».  

Dès son introduction, Frank Mauger nous invite à « redécouvrir Marguerite de Lorraine », pas la femme pieuse à l’origine de fondation de nombreux couvents soignant les pauvres, mais de « cette femme d’Etat » qui a géré, administré et transmis la principauté à son fils.

Marguerite et la fabrique des Saints

Jusqu’en 1628, le nom de Marguerite de Lorraine est peu cité. Aucune démarche n’est effectuée pour la mettre en avant, que cela soit par les Clarisses ou par l’un des membres de la Maison d’Alençon ou la Maison de Lorraine (dirigée par les de Guise). Il faut dire que la duchesse d’Alençon-Valois avait des ennemis au sein du duché, chez les religieux ou les officiers. En 1628, un Jésuite du collège d’Alençon entreprend les démarches pour débuter un procès en vue d’une canonisation. Une vita est publiée par les Clarisses, listant les miracles effectuées sur la tombe de Marguerite.

La Première Guerre mondiale achevée, la IIIe République veut resserrer les liens avec les Catholiques et Lorrains. De son côté, « le Saint-Siège tente d’apaiser les relations avec la France bleu horizon, suite aux relations douloureuses de la loi 1905. » Ainsi, « Jeanne d’Arc, native de Lorraine, et Marguerite de Lorraine sont respectivement canonisées en 1920 et béatifiées en 1921. »

De la Provence à Alençon

Marguerite de Lorraine, Détail du vitrail de l’église Saint-Barthélémy (Le Pin-la-Garenne), époque Renaissance. (Photo : Michel Ganivet)

Appartenant à la maison de Lorraine, la jeune Marguerite est élevée en Provence, auprès de son grand-père le « bon roi René ». En 1488, elle épouse le duc René d’Alençon, membre de la Maison Valois-d’Alençon (une branche princière de la famille royale). « Très vite, son mari l’associe au pouvoir, en raison de la différence d’âge entre les deux époux et les prétentions des nombreux barons ». En visitant les grandes cités du duché d’Alençon et du comté du Perche, mais aussi des seigneuries de La Flèche, Château-Gontier, elle prend connaissance des réalités financières de la principauté et de la misère de la population.

« En 1490, un héritier mâle naît, en la personne de Charles, portant le nom de son parrain le roi Charles VIII. Deux ans plus tard, le 2 novembre 1492, René décède brutalement, alors qu’elle a 29 ans et 3 enfants, dont un seul héritier mâle, descendant de Saint-Louis », nous rappelle l’historien.

 

L’exercice du pouvoir au féminin

D’après Franck Mauger, « pour pérenniser le duché, Marguerite de Lorraine s’implique dans la gestion économique, financière, diplomatique et religieuse de la Principauté. » Concrètement, elle fait « légitimer l’exercice de la tutelle des enfants princiers, en se rendant plusieurs fois à Paris et en s’opposant aux aristocrates normands » qui convoitent la couronne ducale. En se rendant à la chambre des comptes, elle montre ses prérogatives de gestionnaires : remboursement de la « dette de 241 000 livres », diminution du personnel de justice et administratif, réduction des frais de cour.  Aussi, « elle fait rédiger la Coutume du Perche. »

Le couvent Saint-François, vu du cloitre (photo : Frédéric Chéhu, Pays du Perche, n°26)

Enfin, elle prépare l’avenir, en « transmettant le duché à son fils ». Pour Franck Mauger, « à sa naissance, Charles est le 3e prétendant au trône royal, après Louis d’Orléans (Louis XII, de 1498 à 1515) et François d’Angoulême (François 1er, de 1515 à 1547). Jusqu’à la naissance du 1er fils de François 1er (François en 1518), Charles est l’héritier de la couronne de France. » Pour cela, Marguerite le prépare à la fonction, en le « faisant un prince, un chevalier, un prince pieux et obéissant à la couronne de France. » Parallèlement, elle multiplie les fondations d’hôtel-Dieu, confiés aux Clarisses (à l’image du couvent Saint-François de Mortagne).

Avant que ne débute les manifestations diocésaines en mémoire de Marguerite de Lorraine (novembre 2020-novembre 2021), cette conférence a permis de découvrir une nouvelle facette de la personnalité de la duchesse douairière d’Alençon et comtesse du Perche.

Près de 130 personnes présentes à cette conférence passionnante, réalisée par un historien passionné. (Photo : Michel Ganivet)

Les échos de la presse

# “Franck Mauger raconte marguerite de Lorraine”, dans Ouest-France, publié le 18 novembre 2019.

# “A Mortagne, une conférence sur Marguerite de Lorraine, duchesse douairière d’Alençon”, dans Le Perche, publié le 22 novembre 2019.

Les publications des Amis du Perche

Pelletier (Pierre), “Sur les pas de MARGUERITE de LORRAINE” (promenade des Amis du Perche d’Eure-et-Loir) ; Poisson (Georges), “Retour à la chapelle de MARGUERITE de LORRAINE” (patrimoine), dans les Cahiers Percherons, n°168, 4e trim. 2006. 7€ (sans les frais de port).

Gausseron (Elisabeth) et Chéhu (Frédéric), “Le cloître et la chapelle Saint-François à Mortagne-au-Perche”, dans Pays du Perche, n°26, décembre 2016. 7,80€ (sans les frais de port).

Gausseron (Elisabeth), “Dossier patrimoine : Mortagne-au-Perche“, dans Pays du Perche, n°31, mai 2019. 7,80€ (sans les frais de port).

Publié le 27 décembre 2019, mis à jour le 28 décembre.