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Manifestations Pays du Perche

Samedi 29 février 2020, Longny-au-Perche, conférence : “les Châteaux de plaisance du Perche, un trésor bien caché”

Elisabeth Gautier-Desvaux, Conservateur général du Patrimoine, l'une des contributrices scientifiques des "Châteaux de plaisance du Perche''

Si les manoirs ont associé leur image à celle de l’ancienne province du Perche, c’est sans doute que cette architecture seigneuriale correspond bien à la notion d’un patrimoine modeste et très inséré dans un paysage bocager. Pourtant, de vastes châteaux dont le recensement n’est encore qu’ébauché se nichent au gré de nos reliefs, souvent signalés par les arbres remarquables de leurs parcs.
Elisabeth Gautier-Desvaux propose d’esquisser un panorama chronologique et typologique largement illustré de ces architectures dites « de plaisance » ou « d’agrément » trop méconnues, dont le grand public a tendance à supposer qu’elles sont réservées à des secteurs géographiques plus ouverts comme les bords de Loire.
Certes beaucoup plus tributaires des modes parisiennes et moins intimement liées au contexte local de par leurs matériaux et leurs maîtres d’œuvre que ne le sont les plus modestes demeures seigneuriales qui ont pu les précéder, ces châteaux n’en font pas moins une partie intégrante de notre patrimoine percheron.
Cette présentation, organisée à l’initiative de l’association « Culture, art et patrimoine de Longny-au-Perche » et les Amis du Perche de l’Orne, relaie la récente publication de l’association des Amis du Perche dont la conférencière est vice-présidente pour l’Orne : le n° spécial de la revue Pays du Perche paru en avril 2019, élaboré sous la direction scientifique de l’auteur en collaboration avec Denis Guillemin et de nombreux photographes de talent.

Pratique : Conférence à Longny-au-Perche, salle des fêtes, samedi 29 février, à 15h00 (accueil dès 14h30)
Libre participation au profit de l’association Culture, Art et Patrimoine du pays de Longny
Renseignements : 06.72.78.34.21

Les publications d'Elisabeth Gautier-Desvaux aux Amis du Perche

# Sur le thème des manoirs et châteaux du Perche
# Les autres publications

Page créée le 09 février 2020, mise à jour le 10 février.

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Une conférence d’automne pour redécouvrir Marguerite de Lorraine

L’historien Franck Mauger présenté par le président des Amis du Perche de l’Orne (photo : Michel Ganivet)

Samedi 23 novembre 2019, les Amis du Perche de l’Orne ont organisé leur conférence d’automne à la salle des fêtes de Mortagne, réunissant plus de 100 personnes, sur Marguerite de Lorraine. Pour cela, Jean-François Suzanne avait convié Franck Mauger, « professeur agrégé d’histoire en classe préparatoire au lycée Malherbe (Caen) et docteur en histoire médiévale, sous la direction de François Neveu, professeur émérite des universités à Caen ».  

Dès son introduction, Frank Mauger nous invite à « redécouvrir Marguerite de Lorraine », pas la femme pieuse à l’origine de fondation de nombreux couvents soignant les pauvres, mais de « cette femme d’Etat » qui a géré, administré et transmis la principauté à son fils.

Marguerite et la fabrique des Saints

Jusqu’en 1628, le nom de Marguerite de Lorraine est peu cité. Aucune démarche n’est effectuée pour la mettre en avant, que cela soit par les Clarisses ou par l’un des membres de la Maison d’Alençon ou la Maison de Lorraine (dirigée par les de Guise). Il faut dire que la duchesse d’Alençon-Valois avait des ennemis au sein du duché, chez les religieux ou les officiers. En 1628, un Jésuite du collège d’Alençon entreprend les démarches pour débuter un procès en vue d’une canonisation. Une vita est publiée par les Clarisses, listant les miracles effectuées sur la tombe de Marguerite.

La Première Guerre mondiale achevée, la IIIe République veut resserrer les liens avec les Catholiques et Lorrains. De son côté, « le Saint-Siège tente d’apaiser les relations avec la France bleu horizon, suite aux relations douloureuses de la loi 1905. » Ainsi, « Jeanne d’Arc, native de Lorraine, et Marguerite de Lorraine sont respectivement canonisées en 1920 et béatifiées en 1921. »

De la Provence à Alençon

Marguerite de Lorraine, Détail du vitrail de l’église Saint-Barthélémy (Le Pin-la-Garenne), époque Renaissance. (Photo : Michel Ganivet)

Appartenant à la maison de Lorraine, la jeune Marguerite est élevée en Provence, auprès de son grand-père le « bon roi René ». En 1488, elle épouse le duc René d’Alençon, membre de la Maison Valois-d’Alençon (une branche princière de la famille royale). « Très vite, son mari l’associe au pouvoir, en raison de la différence d’âge entre les deux époux et les prétentions des nombreux barons ». En visitant les grandes cités du duché d’Alençon et du comté du Perche, mais aussi des seigneuries de La Flèche, Château-Gontier, elle prend connaissance des réalités financières de la principauté et de la misère de la population.

« En 1490, un héritier mâle naît, en la personne de Charles, portant le nom de son parrain le roi Charles VIII. Deux ans plus tard, le 2 novembre 1492, René décède brutalement, alors qu’elle a 29 ans et 3 enfants, dont un seul héritier mâle, descendant de Saint-Louis », nous rappelle l’historien.

 

L’exercice du pouvoir au féminin

D’après Franck Mauger, « pour pérenniser le duché, Marguerite de Lorraine s’implique dans la gestion économique, financière, diplomatique et religieuse de la Principauté. » Concrètement, elle fait « légitimer l’exercice de la tutelle des enfants princiers, en se rendant plusieurs fois à Paris et en s’opposant aux aristocrates normands » qui convoitent la couronne ducale. En se rendant à la chambre des comptes, elle montre ses prérogatives de gestionnaires : remboursement de la « dette de 241 000 livres », diminution du personnel de justice et administratif, réduction des frais de cour.  Aussi, « elle fait rédiger la Coutume du Perche. »

Le couvent Saint-François, vu du cloitre (photo : Frédéric Chéhu, Pays du Perche, n°26)

Enfin, elle prépare l’avenir, en « transmettant le duché à son fils ». Pour Franck Mauger, « à sa naissance, Charles est le 3e prétendant au trône royal, après Louis d’Orléans (Louis XII, de 1498 à 1515) et François d’Angoulême (François 1er, de 1515 à 1547). Jusqu’à la naissance du 1er fils de François 1er (François en 1518), Charles est l’héritier de la couronne de France. » Pour cela, Marguerite le prépare à la fonction, en le « faisant un prince, un chevalier, un prince pieux et obéissant à la couronne de France. » Parallèlement, elle multiplie les fondations d’hôtel-Dieu, confiés aux Clarisses (à l’image du couvent Saint-François de Mortagne).

Avant que ne débute les manifestations diocésaines en mémoire de Marguerite de Lorraine (novembre 2020-novembre 2021), cette conférence a permis de découvrir une nouvelle facette de la personnalité de la duchesse douairière d’Alençon et comtesse du Perche.

Près de 130 personnes présentes à cette conférence passionnante, réalisée par un historien passionné. (Photo : Michel Ganivet)

Les échos de la presse

# “Franck Mauger raconte marguerite de Lorraine”, dans Ouest-France, publié le 18 novembre 2019.

# “A Mortagne, une conférence sur Marguerite de Lorraine, duchesse douairière d’Alençon”, dans Le Perche, publié le 22 novembre 2019.

Les publications des Amis du Perche

Pelletier (Pierre), “Sur les pas de MARGUERITE de LORRAINE” (promenade des Amis du Perche d’Eure-et-Loir) ; Poisson (Georges), “Retour à la chapelle de MARGUERITE de LORRAINE” (patrimoine), dans les Cahiers Percherons, n°168, 4e trim. 2006. 7€ (sans les frais de port).

Gausseron (Elisabeth) et Chéhu (Frédéric), “Le cloître et la chapelle Saint-François à Mortagne-au-Perche”, dans Pays du Perche, n°26, décembre 2016. 7,80€ (sans les frais de port).

Gausseron (Elisabeth), “Dossier patrimoine : Mortagne-au-Perche“, dans Pays du Perche, n°31, mai 2019. 7,80€ (sans les frais de port).

Publié le 27 décembre 2019, mis à jour le 28 décembre.

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Un nouveau site internet

Chers Amis du Perche,

Les Amis du Perche modernisent leur site internet. Voici la 3e version, après celle créée par Thierry des Abbayes et celle de Patrick Dagonnot (2012). Pour cette 3e version, la Fédération des Amis du Perche a sollicité une entreprise percheronne : WebPerche, dirigée par Lydiane Le Roy. Localisée dans les anciens locaux de l’imprimerie de Montligeon, cette Start-Up représente un symbole pour les Amis du Perche : en effet, le numérique est complémentaire à l’imprimerie pour diffuser nos connaissances historiques.

A travers leur projet, “je-communique.fr” nous propose un site moderne, épuré et sécurisé, promouvant le Perche, son histoire, mais aussi les nombreuses activités et publications des Amis du Perche.

Nous vous souhaitons une belle découverte de notre nouveau site Internet “www.amisduperche.fr”.

Au nom d’Alain Morin, président de la Fédération des Amis du Perche, et des administrateurs des Amis du Perche,
Michèle ERB (trésorière) et Jean-François SUZANNE (vice-président)

Page créée le 25 décembre 2019, modifiée le 29 décembre.

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Samedi 23 mars 2019, Saint-Germain-de-la-Coudre : AG des Amis du Perche de l’Orne en hommage à l’abbé Louis Géhan

Chers Amis,

Voici 10 ans, le 19 mars 2009, l’abbé Géhan nous quittait. Arrivé le 16 septembre 1962 à Saint-Germain-de-la-Coudre, il s’est très vite investi dans sa paroisse, mais aussi dans le Perche. Sollicité par notre président d’honneur, Philippe Siguret, le « petit Louis » rejoint le conseil d’administration des Amis du Perche, pour en devenir le vice-président. Pendant de nombreuses années, le chapelain du prieuré de Sainte-Gauburge accueille des personnalités ecclésiastiques pour la traditionnelle messe annuelle des Amis du Perche. Passionné du patrimoine, il s’investit dans la préservation de l’église Saint-Germain d’Auxerre et découvre la crypte Saint-Blaise, où il repose aujourd’hui. En 2018, la municipalité a dédié l’une des places du bourg à Louis Géhan.

L’assemblée générale des Amis du Perche de l’Orne sera donc l’occasion de rendre hommage à l’une des grandes figures de notre association. Votre présence permettra aussi de soutenir les actions à venir.

Après le déjeuner servi par le traiteur Eric Hubert (d’Igé), l’après-midi sera consacré à la découverte du patrimoine de Saint-Germain, suivie d’une messe en hommage à l’abbé Géhan.

Bulletin à télécharger, à imprimer et à renvoyer avec votre règlement.

Espérant vous compter nombreux à ce rendez-vous, je vous prie de croire, chers amis, à l’expression de mes sincères salutations.

Jean-François SUZANNE, président des Amis du Perche l’Orne.

Programme de la journée

10h, Accueil à la salle des fêtes de Saint-Germain

  • Stationnement sur le parking attenant (10, av. de la République).

10h30, assemblée générale (ouverte à tous) :

  • Ouverture par Mme Danièle Mary, maire de Saint-Germain-de-la-Coudre.
  • Rapports moral et financier 2018, rapport du vérificateur des comptes, votes.
  • Projets 2019.
  • Questions diverses

12h30, verre de l’amitié offert par les Amis du Perche de l’Orne, suivi du repas amical, à la salle des fêtes (sur réservation).

15h, Découverte du patrimoine de Saint-Germain-de-la-Coudre, sous la direction de l’association Saint-Germain Patrimoine (présidée par Odile Vallée).

17h, messe de la paroisse Notre-Dame-des-Ermitages, en mémoire de l’abbé Géhan. L’office est présidé par le père François Ntumba.

18h, verre de l’amitié offert par l’association « St Germain Patrimoine »

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Vendredi 7 juillet, Médiathèque de Mortagne : Michel Ganivet présente « le Vélo dans le Perche »

Chers amis,

Dans le cadre des Conférences des vendredi de l’été et dans le cadre de la Semaine fédérale internationale du cyclotourisme, Catherine Guimond et toute l’équipe de la médiathèque de Mortagne-au-Perche ont accueilli Michel Ganivet vendredi 7 juillet 2017, à 18h30.

Il a présenté le n° 210 des Cahiers Percherons consacré à la thématique « Le vélo dans le Perche », suivi d’une conférence sur la passion des Percherons pour le vélo au début du siècle dernier.

Retour dans le passé…

Paris-Brest-Paris 1911, Lapize quitte Mortagne pour l’arrivée à Paris ; il terminera 2e derrière le grand vainqueur Émile Georget. (photo agence Meurisse, Gallica/BNF)

Dès la fin du XIXe siècle, le train a définitivement pris le pas sur les diligences d’antan. La suprématie du ferroviaire apparaît bel et bien établie. Illusion ! Déjà la bicyclette et l’automobile commencent à sillonner le Perche. Elles permettent à nos ancêtres d’abandonner la marche ou la carriole, voire, sans qu’on y prête attention, de court-circuiter la gare. Par le vélo, la vitesse est devenue accessible à tous. Et pour aller plus vite encore, de petits malins ont même remplacé le pédalier par un moteur. Sans le savoir, notre région, comme le reste de la France, vient de s’engager, à toute allure, dans l’ère nouvelle du transport individuel. Il ne suffisait plus qu’en 1891, 1901 et 1911, le Paris-Brest-Paris passe par Mortagne pour que naissent légende et passion cycliste qui depuis, n’ont plus lâché les gens du Perche.

À lire dans les Cahiers Percherons, l’étonnant récit retracé par Michel Ganivet, de deux décennies (1890-1911) qui ont bouleversé le quotidien de nos aïeux !

François Beaudoin, président du COSFIC 2017, remercie les Amis du Perche de l’Orne pour leur investissement dans la préparation de la Semaine fédérale.

La conclusion est revenue à Elisabeth Gautier-desvaux (vice-présidente des Amis du Perche de l’Orne, chargée des questions historiques) et à François Beaudoin (président du COSFIC 2017). Ce dernier n’a pas hésité à rappeler l’engagement des Amis du Perche de l’Orne dans l’organisation des cycle-découvertes.

Amitiés percheronnes,

Jean-François Suzanne, président des Amis du Perche de l’Orne